Deces Shaykh Hassan Cisse,(1945-2008).

Deces Shaykh Hassan Cisse,(1945-2008).

Imprimer l'article

E-mail l'article

Réagir à l'article

Commentaires [ 96 ]









DÉCÈS DE L'IMAM HASSAN CISSE : LE SÉNÉGAL PERD UN HOMME MULTI- DIMENSIONNEL



Le quartier religieux de Médina Baye, à Kaolack, a refusé du monde, hier, à l'inhumation de l'imam de la grande mosquée, Cheikh Hassan Cissé. Ce grand serviteur de l'islam, un érudit hors pair qui a toujours consacré sa vie à la propagation de la Tarîkha tidjanya à travers le monde entier, était aussi connu pour son combat pour la protection de l'enfance déshéritée et des femmes. Il est décédé dans la nuit du mercredi 13 au jeudi 14 août 2008 à l'hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse à l'âge de 63 ans.

Un monde impressionnant de fidèles et d'adeptes de la famille Niassène a tenu à accompagner, hier, jusqu'à sa dernière demeure l'imam de la grande mosquée de Médina Baye, Cheikh Hassan Cissé. Ce dernier, après la disparition de son père en 1982, dirigeait, à partir du 9 avril de la même année, la prière en tant qu'imam de la grande mosquée de Médina Baye. Une tâche exaltante qu'il a fini d'exercer le 13 août 2008, la même nuit de son rappel à Dieu, le Tout-Puissant. Imam Cheikh Hassan Cissé ayant lui-même dirigé la prière de « Gué » (20h 45mn) avant que la mort ne frappe à sa porte aux environs de 2 heures du matin à l'hôpital régional de Kaolack, selon nos sources.

La disparition de Cheikh Hassan Cissé constitue une grande perte, non seulement pour les communautés religieuses du Saloum et du Sénégal en particulier, mais aussi pour toute la Umma islamique. C'est pourquoi la ville de Kaolack a été le point de convergence de nombreux fidèles, depuis l'annonce de la triste nouvelle du décès de l'imam ratib de Médina Baye. Cheikh Hassan Cissé venait d'ailleurs de revenir au Sénégal, il y a une semaine, après un périple de 45 jours à l'extérieur du pays.

Premier petit-fils de Cheikh Al Islam El hadji Ibrahima Niasse dit « Baye » (1900-1975), Hassan Cissé est né le 4 décembre 1945 à Kaolack. C'est à l'âge de 10 ans déjà qu'il mémorisa le saint Coran, avant de poursuivre ses études secondaires et de se rendre ensuite en Egypte où il obtient une licence en études islamiques et en littérature à Ain Shams. Sa solide formation universitaire sera par la suite sanctionnée par une maîtrise en philosophie, obtenue en 1974 à Oxford, doublée d'une thèse de 3e cycle en études islamiques décrochée aux Etats-Unis. Son choix en tant qu'imam de la mosquée de Médina Baye a été concrétisé le 9 avril 1982, ce qui lui a valu d'ailleurs de se placer parmi les grandes figures marquantes de la famille Niassène qui incarne la tarikha Tidjanya.

C'est dans ce cadre-là que Cheikh Hassan Cissé a foulé le sol d'une grande partie de la planète : en Afrique, aux Etats-Unis, en Europe où il compte de nombreux disciples qu'il a lui-même converti à l'islam. Pour tous ceux qui l'ont connu et approché, imam Hassan Cissé était un bâtisseur de l'islam et s'investissait beaucoup dans les secteurs de l'éducation, de la santé, et également la lutte contre la pauvreté. Il a fondé l'Institut islamique africain-américain qui est devenu une organisation non gouvernementale (Ong) en 1988 et dont le but est de promouvoir l'éducation, le développement durable, la protection de l'enfant. La création du village de Kossi Atlanta, à quelques encablures de Kaolack, sur la route de Passy, relève aussi de sa belle initiative et, aujourd'hui, le village est électrifié et doté d'une mosquée et d'un forage. Et, plus récemment, le 18 juin 2008 dernier, en partenariat avec cette même Ong, imam Hassan Cissé permit au quartier religieux de Médina Baye d'être doté d'une radio sur la bande FM en fréquence 90.1. Il faut aussi ajouter à l'actif du défunt saint homme de Médina Baye l'institut islamique, doté d'une salle informatique pour les enfants avec Internet, lequel a pour objectif de lutter contre la mendicité ; la clinique « Shifa Al Asquan » pour aider les personnes démunies à accéder aux soins, mais aussi soulager les malades.

Depuis avant-hier, jeudi, la mosquée de Médina Baye et ses alentours n'ont pas désemplis de monde qui a pris d'assaut tout le quartier. Ils sont venus de partout, des différents quartiers de la ville de Kaolack, des pays voisins comme la Mauritanie, la Gambie, le Nigeria. Des chants religieux fusant de partout, mais également des louanges à Dieu : « Lahilaha illala ».

Les témoignages de l'homme de la rue ont été poignants, avec la tristesse qui se lisait dans les yeux de certains, surtout ceux qui ont connu et approché l'imam Hassan Cissé. Parmi eux, Cheikh Cissé Djéry. Pour lui, le marabout était un homme d'une grande dimension, qui a su consacrer tout son temps au service de l'islam, avec comme toile de fond de poursuivre et de promouvoir l'oeuvre de son grand père Baye Niasse pour qui il avait l'ambition d'accomplir la mission qu'il lui a confiée. Celle de travailler pour l'islam, l'éducation, tout en soutenant les couches les plus démunies. Il retient de l'imam Hassan Cissé le fait d'avoir été le premier à avoir, et pour la première fois, introduit l'islam aux Etats-Unies. « C'était en 1976 », se rappelle-t-il.

Tous ont dit rendre grâce à Dieu qui leur avait donné un chef religieux d'une telle envergure et qu'il a repris. « Nous l'acceptons bien comme nous l'a toujours conseillé le défunt qui ne cessait de nous répéter d'accepter à chaque fois le choix du bon Dieu. Car, imam Hassan estimait toujours que quand Dieu le Tout-Puissant prend quelqu'un, il n'a fait que reprendre ce qui lui appartient », laisse entendre, Cheikh Cissé Diéry.

« La vie de l'imam Hassan Cissé a été exemplaire et nous nous en glorifions tous », souligne Abdoulaye Iba Seck, communicateur traditionnel. Car, pour lui, « rien qu'à se rendre compte des réalisations de l'imam et de ses bienfaits à l'endroit des communautés les plus défavorisées, nous ne pouvons que dire que sa mission a été accomplie sur terre.

Il a été un imam moderne des grands temps, un démultiplicateur de l'information en matière de santé et de l'éducation, un véritable acteur du développement. C'est donc ce grand pilier de l'islam qui nous a quittés. Ce n'est pas Medina Baye seulement qui a perdu cet homme religieux qui prêchait partout l'islam et ses bienfaits, la tolérance, la paix et la concorde ».

# Posted on Friday, 22 August 2008 at 9:23 PM

Shaykh Tidiane Cisse,Imam of the Grand Mosque,Medina Baye,Senegal.

Shaykh Tidiane Cisse,Imam  of the Grand Mosque,Medina Baye,Senegal.
HERITAGE - Cheikh Tidiane Cissé remplace son frère : Près de 500 millions pour poursuivre l'œuvre
16-08-2008
Médina Baye a un nouveau imam. Cheikh Tidjane Cissé, ancien commissaire au pèlerinage à la Mecque, est désigné. Mais, il hérite de près de 500 millions de francs Cfa pour poursuivre la réfection de la mosquée entamée par son frère. Par Cheikh Fadel BARRO (Envoyé spécial à Médina Baye)

C'est connu. C'est Cheikh Ahmed Tidiane Cissé, le petit frère de l'Imam Assane Cissé, qui hérite de la direction de la grande mosquée de Médina Baye. L'annonce a été faite par le porte-parole de la famille, Serigne Mamoune Niass. Cheikh Cissé, comme on l'appelle communément dans la cité religieuse, s'est révélé au grand public avec le Commissariat général au pèlerinage à la Mecque qu'il a dirigé pendant une année.
Dans sa nouvelle tâche, Cheikh Cissé sera secondé par Serigne Akhibou Niass, qui est un fils de Baye Niass, Serigne Modou Cissé et Mahi Cissé, tous les deux, frères du défunt Imam et un fils de l'ancien khalife Serigne Aliou Niass. Toutes, de fortes personnalités très respectées à Médina Baye pour leur grande science et leur sagesse. D'ailleurs, hier, la prière du vendredi a été dirigée par Serigne Akhibou Niass, un adjoint qui a toujours assuré l'intérim de Assane Cissé.
De toutes les façons, la nomination de Cheikh Cissé ne surprend pas les observateurs de la cité. Car, c'est une tradition instituée par Baye Niass qui veut que le premier imam de la grande mosquée soit issu de la famille Cissé. Il faut simplement rappeler que les Cissé sont issus de la fille aînée de Baye Niass, Fatoumata Zahra Niass et de Serigne Aliou Cissé, premier lieutenant de Baye.
Toutefois, la nomination de Cheikh Cissé suscite des commentaires dans la cité religieuse. Les gens s'interrogent sur sa disponibilité à s'acquitter convenablement de sa charge. Lui, qui est connu comme un homme d'affaires très puissant. En plus de cela, le fait qu'il a une fois milité en politique pour le compte du parti au pouvoir inquiète les fidèles habitués à la neutralité et à l'impartialité de son prédécesseur. C'est pourquoi, certains soutiennent que Cheikh Cissé va se décharger pour le compte de son jeune frère Mahi, connu pour sa rigueur et éloigné des tractations et des calculs politiques. Mais, tous ces gens qui doutent de Cheikh Cissé sont rassurés par ses compétences avérées à tenir la mosquée. En effet, tout le monde reconnaît sa grande connaissance de l'Islam et sa parfaite maîtrise du Coran.
Mais, Cheikh Cissé n'aura pas seulement comme tâche de diriger les prières. Son défunt grand frère lui a laissé une enveloppe de 500 mille dollars américains, soit 225 millions de francs Cfa pour poursuivre les travaux entamés sur la mosquée. En plus de cet argent, Imam Assane Cissé a investi plus de 200 millions de francs Cfa sur du matériel d'éclairage de la mosquée. Le matériel, acheté en Egypte, attend d'être acheminé à Kaolack.
En outre, on apprend que l'Imam Assane Cissé aurait dit à ses proches que tout ce qu'il possède est destiné à la grande mosquée. De sources dignes de foi, on apprend que la veille de son décès, il a appelé ses poches chez lui pour leur faire des recommandations. «Il a d'abord sorti tous les écrits que son père lui a légués pour les distribuer. Ensuite, il leur a recommandé d'honorer la mosquée et de lui consacrer tout ce qu'ils ont.» Juste avant cela, il avait rendu visite à son oncle Serigne Mahi Niass, avec qui il a partagé sa chambre d'étudiant en Egypte. Durant ce tête-à-tête, l'Imam lui a révélé ses inquiétudes concernant la jeune génération et son désir de les voir perpétuer l'œuvre initiée par leurs pères.

# Posted on Friday, 22 August 2008 at 9:05 PM

Baye NiasseparBaye Cisse(French)

Baye NiasseparBaye Cisse(French)
CHEIKH IBRAHIMA NIASS

PAR CHEIKH ALIOU CISSE

CHEIKH ALIOU CISSE RACONTE



CHEIKH IBRAHIMA NIASS



PREAMBULE.



[Cheikh Ibrahim Niass], C'est le Cheikh – le Maître – dans toutes ses dimensions. [C'est le maître accompli dans toutes les charges afférentes aux fonction d'un maître : maître de Coran, des sciences islamiques classiques, auteur d'ouvrages , éducateur spirituel, éducateur par le comportement quotidien dans la famille, dans le travail et dans l'adoration]. Il est le porte-parole de son temps, la lumière de son époque, façonnée d'un moule unique (incomparable), le lieu focal du regard divin parmi les créatures, la porte ouverte de ceux qui souhaitent accéder à l'Enceinte scellée de Dieu, l'unique de son siècle dans la science et dans la religion, le maître de son moment dans l'éducation spirituelle (tarbiyya), le symbole des bien dirigés, le sceau des gnostiques du quatorzième siècle de l'Hégire. Il est la beauté des jours et des nuits, la preuve des gnostiques (connaisseurs de Dieu) remarquables, la lueur de la communauté muhammadienne, le défenseur de la voie ahmadienne, ibrahimique, la pure (il s'agit là de la voie tijaniyya conforme à la foi pure (hanîfa) du père des croyants, le prophète Ibrahîm), la crème de ses hommes majestueux. Il est l'aube des sciences et des connaissances, la somme des deux mers des sagesses et des [connaissances][1], la citadelle imprenable, la grotte élevée hors de portée, la perle de la couronne des nobles véridiques, la perle centrale du précieux collier des pôles hors pairs, le porteur du drapeau des honneurs parmi la créature, le rassembleur des sciences dispersées parmi les grands savants çufi de la communauté, du premier au dernier. Il est doué des beaux caractères et des saintes qualités morales muhammadiennes. Il est la limite des sciences émises par la Vérité Qui Gratifie [haqqâniyya et wahbiyya], des connaissances divines issues de la miséricorde de Dieu [rahmâniyya et rabbâniyya]; station qui ne saurait être décrite même avec prolixité et loquacité, par la simple grâce et la faveur de Dieu.



Il est celui qui n'a point d'égal ni semblable, ni dans le présent ni et dans le futur, celui-là qui s'est solidement installé sur la crête de la noblesse, de la pureté et de l'accomplissement par le biais de l'héritage muhammadien et de l'éducation spiritelle ahmadien khatmien [c'est-à-dire, de par la formation dans la tarîqa de Cheikh Ahmad Tijân, le sceau, khatm, des saints]. Paré des couronnes des plus beaux joyaux de joaillerie, il possède les indications subtiles et des instructions conduisant vers les grandes réalisations, les expressions inspirantes.



GENEALOGIE.



Il s'agit là de notre maître, notre intercesseur envers notre Seigneur, le pôle, l'unique, le saint (rabbânî), le grand gnostique, le ferme (samdânî)[2], Cheikh Ibrahîm Niass, fils de cAbdallah le Tijânî, fils de Seyyidi Muhammad, fils Mademba, fils de Bakary, fils de Muhamadul Amîn, fils de Samba fils de Ridà (RA).

[Ridà, était lui un émigré arabe, qui s'est réfugié au Jolof, pourchassé à la suite d'une guerre sainte à laquelle il a pris part. Arrivé au Jolof, il a épousé la dame Djeyla, princesse issue de la famille du Roi de Jolof ou Bourba Jolof. Voir plus bas, la note de Ibrahim Abu Bakr Niass]





NAISSANCE.



Il est né le soir du jeudi, quinzième jour du cinquième mois de l'année lunaire de 1320, après l'Hégire à Tayba, village fondé par son père. Le sens du nom de ce lieu de sa naissance [Tayba signifiant pure ; étant aussi un nom de la ville du Prophète (psl)] préfigurait déjà de l'avenir majestueux de cet imâm majestueux.





ENFANCE ET FORMATION.



Il a grandi dans le giron de son père. Ce dernier, caractérisé par la chasteté, la crainte révérencielle, la bravoure, la vertu, une grande éducation, et par une grande dévotion, lui appris le Coran, version warch can nâficiñ, jusqu'à la maîtrise complète.

Dès son enfance, il manifestait déjà des signes patents de réussite. Mais, il redoubla d'efforts et ne les ménagea pas, en vue de l'acquisition des sciences classiques, celles qui sont énoncées (mantûqa) et celles qui sont inspirées (mafhûma) (voir note 1). Il persévéra jusqu'à atteindre les objectifs en acquérant l'expertise avérée dans toutes les branches des sciences religieuses, en y occupant une place de premier choix, en très peu de temps. Alors, Dieu l'établi comme une miséricorde pour ses serviteurs, comme un avantage pour les métropolitains et pour les provinciaux.

C'est son père, à l'autorité ancrée et à la célébrité répandue, s'est personnellement chargé de son éducation. Il reçut de ce père là, par la grâce de Dieu, les perles des utilités et le nectar des secrets, des invocations et des us et coutumes. Par la suite, Dieu lui accorda la grande ouverture, et lui accorda les sciences infuses [culûmuñ wahabiyyatuñ laduniyyatuñ : sciences infuses accordées par Dieu dans sa promiscuité, sciences qu'on acquiert pas par l'effort personnel ni par l'apprentissage]. Il ne les a apprises de personne ; plutôt, Dieu – celui qui connaît toute chose – les lui a accordées par inspiration divines.



ENSEIGNEMENTS ET ETUDIANTS.



Il ne cessa de fructifier des acquis de sa science et d'en propager les résultats, jusqu'à ce que les foules, désireuses de sciences, affluèrent vers lui et s'inscrivèrent dans ses écoles. Ces écoles ont formé de grands savants, vertueux, et pratiquants. Les savants versés dans les sciences rationnelles et dans la gnose, ont témoigné de cela. Ses bénédictions se sont répandues sur l'ensemble des frères tandis que sa position a survolé celles de tous ses contemporains.



[Un de ses disciples, Cheikh Mustafà Guèye, ira plus loin en disant : Cheikh Ibrahima Niass a formé des savants qu'aucune université n'a encore formé de semblables !].



ITINERAIRE DANS LA VOIE TIJÂNIYYA.



Il a reçu l'autorisation dans la voie Tijâniyya de l'incomparable de son époque, la preuve de son siècle, le zamzam [pour dire le nectar] des ses litanies [ensemble des invocations journalières, hebdomadaires, mensuelles ou annuelles d'une voie çufi, voir [1] ], et de ses secrets, la somme de ses lumières et invocations, son maître et père, le savantissime, le guide parfait par l'exemple, le khalif de Cheikh Ahmad Tjânî sans le moindre doute, le porteur du drapeau de la sa voie dans les pays de l'ouest, n'est-ce-pas lui, le guide, l'une des sommités parmi les montagnes, le rassembleur entre les sciences exotériques [Charîcatu : loi officielle, ou monde extérieur] et les sciences ésotériques [haqîqatu : mysticisme ou loi interne ou réalité cachée des choses], ce qui fit de lui le meneur et guide de la voir tijâniyya, je veux nommer El Hadj Abdallah fils de Seyyid Muhammad, que Dieu ne cesse de l'élever vers la position la plus loué.

Puis, son âme complète et fière, calme, agréante et agrée [l'enseignement çufi distingue septs dégrés de l'ame : l'âme (nafs) est d'abord encline au mal (aämmâratuñ bi-äl-sû-ï), puis (lawwâmatu ), puis inspirée du bien et du mal (mulhamatu), puis apaisée (mutmayïnnatu), puis agréante (râdiyyatu), puis agrée (mardiyyatu), puis enfin complète et totalement accomplie (kâmila) : dans cette dernière étape, il n'y a plus de séparation entre Dieu et l'esclave] s'enflamma d'aspirations et son souci supérieur, qui réduirait d'un seul coup les montagnes en poussière s'il s'y était attaqué [pour dire : les plus grandes difficultés ne résisteraient pas devant sa volonté], se dressa vers la cueillette des fruits des sciences infuses (haqqâniyya) et des goûts malakûtî et des secrets jabarûtî [Dans l'enseignement çufi et tijânî en particulier, Dieu possède cinq enceintes : le nâsût, le malakût, le jabarût, le lâhût et le hâhût]. Il y atteint un point incessible à tout autre, à cause de son élévation, dans le passé et dans le futur. A ce propos, le savantissime poète au style délicieux, mawnâk äl-tungudî, a dit, en éloge à Cheikh Ibrahîm Niass :



qutbu äl-tijâniyyati äl-chahîru wa tâjuhâ

wa aïmâmuhâ wa jadûduhâ tîjânuhâ

dhû äl-rutbati äl-culyâ äl-latî tanhattu can-

hâ äl-cârifuna wa law samâ cirfânuhâ

wa bihi äl-charîcatu qad tamakkana sîtuha

wa bihi äl-haqîqatu samâ bunyânuhâ

kiltâhumâ lawlâhu aäqfara rasmuhâ

bayna äl-warà wa tadakdakat aärkânuhâ



Célèbre pôle et couronne de la Tijâniyya ;

Son guide ; et ses parents furent ses couronnes

Doué de la station suprême inaccessible

Aux gnostiques, même à la gnose très élevée

Par lui, la renommée de la charîca s'est fortifiée

Par lui, les fondements de la haqîqa se sont dressés

N'eût été lui, les traces de toutes les deux seraient perdues,

Et leurs piliers anéanties parmi la créature.





Ensuite, il se dressa pour le service des créatures, jour et nuit, matin et soir, au moyen des sciences infuses et les connaissances divines.



INSTALLATION AU SOMMET DES SCIENCES.



Il monopolisa et enfourcha le Coran [enfourcher : image pour dire << maîtriser>>], les traditions du Prophète (PSL), la littérature, l'enseignement, l'orientation, l'éloquence, la rhétorique dans ses multiples aspects, à un tel point qu'un autre s'y sentirait comme un pique-assiette. Les littéraires de son époque, des contrées immédiates et lointaines, ont tous témoigné de cela. Quand il s'exprime, les maîtres arabe de l'éloquence se mettent à genoux en lui tendant l'oreille, et qussuñ ibn sâcida devient bâqil à ses cotés. [quss, célèbre poète et littéraire arabe. On le donne souvent en exemple de quelqu'un de très doué, devant Bâqil, exemple d'homme plutôt insignifiant]. Il avait la maîtrise de toutes les sciences rationnelles et les sciences transmises []. Il les manipulait à sa guise dans multiples sens, y extrayait ses perles, à l'improviste, de ses mines.

Quant aux vérités essentielles divines et les connaissances saintes, il en fut le dépositaire, la clé, la niche, la lanterne et le verre [termes typiques empruntés à la description coranique de la lumière divine : Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Il en est de Sa lumière comme d'une niche où trouve une lampe, dans un vers, le verre, comme un astre de grand éclat ..., Coran 24 :35]. Il jouissait de très nombreuses faveurs et des qualités immenses.



SES HONNEURS ET SON COMPAGNONNAGE.



Ses honneurs, ses gloires, ses bienfaits envers la créature de Dieu, de toutes sortes, matériels et immatériels, sont si nombreux que toutes les plumes et les langues du monde ne peuvent les énumérer. Il a tété les mamelles de la gloire, de la bonne éducation et de l'effort librement consenti en vue de l'obtention de l'agrément de Dieu l'Affectueux et le Gracieux, de l'assistance aux pauvres et démunis et impotents. Il persévéra dans cette voie jusqu'à ce que sa renommée se propagea et illumina les horizons. Furent plantés devant lui les drapeaux de la victoire, sans contestation possible. Il ne cessa, durant sa vie, de gratifier excellence, surplus, dons et grâces, à tout instant, à tout moment. L'écoulement de ses bienfaits et de sa générosité, et de sa bienfaisance est comme un mouvement perpétuel de va et vient dans tous les recoins. En résumé, ses qualités sont innombrables hors de portée de toute inspection. Les chiffres, mêmes utilisés sur toutes les feuilles, ne sauraient y parvenir !



SON AUTORITE EN POESIE ET PROSE.



Quant à son excellence en poésie (nazm), prose (nathr), en rhétorique (badîca), allitération (aäjnâs), en éloquence (fasâha et bayân) de la plume et de la langue, ni Sahbân ni Hasân ne sauraient rivaliser avec lui. [Sahbân bn wâyïl et Hasân sont deux très grands poètes et littéraires arabes, donnés en exemple de sommités dans ces domaines]



SON ŒUVRE.



Il a écrit plusieurs ouvrages, rapports, notes et ouvrages-réponses, importants et utiles, y condensant les connaissances éparpillées dans textes de l'élite des imâms et guides sûrs[3].

On peut citer parmi ses ouvrages



1 - Kâchifu äl-aïlbâs can faydati äl-khatmi aäbî äl-cabbâs

Le dévoilement des voiles de la profusion du Sceau, Abûl Abbâs

2 - Masarratu äl- majâmici fî masâyïli äl-jâmici

La joie des assemblées à propos des questions relatives à la grande mosquée

3 - Äl-khamru äl-halâlu fî madhi sayyidi äl-rijâl

Le vin licite à propos de l'éloge du Seigneur des hommes

4 - Taysîri äl-wusûli aïlà hadrati äl-rasûl

Le rapprochement de la liaison vers l'enceinte du Prophète

5 - Tîbu äl-aänfâsi fî madâyïhi äl-khatmi aäbî äl-cabbâs

Le parfum des âmes dans l'éloge du Sceau, abul Abbâs

6 - Rawdu äl-muhibbîna fî madhi sayyidi äl-aârifîna

Le jardin des aimants à propos au seigneur des gnostiques

7 - Äl-nûru äl-rabbânî fî madhi äl-sayyidi aähmada äl-tijânî

La lumière rabbanique à propos de sieur Ahmad Tijân

8 - Rûhu äl-aädabi, limâ hawàhu min hikamiñ wa aädabiñ

La quintessence de l'éducation spirituelle.

9 - Nûru äl-basari fî madhi sayyidi äl-bachari

La clairvoyance de la vision dans l'éloge du seigneur des hommes

10 - Äl-sirru äl-aäkbar wa äl-kibrûtu äl-aähmar

Le plus grand secret et le souffre rouge

11 - Tuhfatu äl-aätfâli fî haqâyïqi äl-aäfcâl

Le cadeau des enfants à propos des réalités des verbes

12 - Äl-faydu äl-aähmadî fi äl-mawlidi äl-muhammadî

La profusion ahmadienne sur la naissance muhammadienne

13 - Tabsiratu äl-aänâmi fî aänna äl-cilma huwa äl-aïmâm

Eclairage des hommes que la science est le guide

14 - Ruhu äl-hibbi fî madhi äl-qutb

L'Esprit de l'Amour dans l'éloge qu pôle (qutb)

15 - Tabsiratu äl-aänâmi fî jawâzi ruwüya Tabsiratu äl-aänâmitu äl-bâriyï fî äl-

yaqzati wa äl-manâm

Eclairage des hommes sur la possibilité de la vision de Dieu, en état de veille

et en état de sommeil.



(liste non exhaustive)



Qu'il te suffise pour preuve de son mérite, sa haute autorité, la grandeur de ses préoccupations, son élection par le seigneur, comme le puits de breuvage de ceux qui ont soif, le point de refuge des pèlerins aspirants, le secoureur de ceux qui cherchent protection, le succès des nécessiteux, l'aliment de ceux qui frappent aux portes. Considère aussi l'avènement de la fayda [profusion mystique permettant au Cheikh me mettre en contact les disciples avec l'enceinte sacrée divine] , celle-là même qui a été prédite par Cheikh Ahmad Tijâni, le pôle , le sceau caché, le muhammadien, le connu. Il s'était propagé que celle-ci devait se produire à la fin des temps. Des milliers de disciples ont atteint, par son intermédiaire, à la gnose parfaite, en témoins occulaires. Des délégations, par groupes, lui sont venues de toute part, de toute race, ont embrassé notre Voie, voie des grâces rabbâniques et des dons gnostiques.

Tous ceux qui ont pris ce wird précieux, ont obtenu le secours spirituel (madad)[4] et se sont installés dans les contrées de la gnose.



Le poète déjà cité, äl-tungudî, a dit à ce propos



Yâ khayra man zujira äl-citâqa libâbahu

Wa tanâfasat fî zawrihi rukbânuhâ

aïnna äl-khlalâyïqa fawzuha fî zawrikum

wa bi tarki zawritiha lakum hirmânuhâ

fâzat binafhatika äl-khalâyïqu wa aïftaqà

sawdânuhâ fî zawrukum baydânuhâ

hazana äl-tarîqu, aälanta limurîdikum

lâ sakhrahâ yakhchà wa lâ safwânahâ

aänta äl-aïmâmu aïmâmuha wa tabîbuhâ

khirrîtuhâ luqmânuha sultânuha

wa lâ aänta tabbacuhâ wa qaysaruhâ aänû

charwânuhâ wa najachuhâ wa khâqânuhâ



O toi le meilleur vers qui les chameaux sont dirigés vers sa porte,

Et vers qui les caravanes, en visite, se font la course

Le bonheur des êtres est dans la visite qu'ils te font

leur malheur est dans leur abandon de celle-ci



Les êtres s'épanouissent de ton souffle et, les blancs,

Suivirent les noirs vers toi,

Gardien de la Voie, tu l'as amolli pour tes disciples au point

Qu'ils ne craignent ni la pierre ni la roche

Tu es l'imâm, son[5] imâm, son medecin,

Son guide, son luqmân, son prince

Tu es son tubbacu, son qaysar, son charwân, son najâch, son khâqân[6]



(ceci est un extrait de la note de présentation que Cheikh Aliou Cissé, grand lieutenant de Cheikh Ibrahim Niass, a faite de l'auteur de Kâchif al-ilbâs, qu'est Cheikh Ibrahim Niass. Pour cette première version, les frères sont invités à nous aider à améliorer ce texte que seules les cérémonies de Taiba-Niassène 2002 nous ont pressés pour son insertion dans le site )



--------------------------------------------------------------------------------

[1] Ghawâfir est pluriel de ghârif, ayant aussi le sens de maghrûf selon le dictionnaire Lisân, qui signifie « puisé ». Ici « culûm » et « ghawâfir » signifient, à mon avis, pour «c ulûm » : les sciences qu'on peut acquérir par l'enseignement par un maître, dites par ailleurs « mantûqa», c'est-à-dire, exprimées ou énoncées par un maître ou un livre ; pour « ghawâfir » : les connaissances qu'on puise soi-même, par ses efforts intellectuels, ou par inspirations, dites par ailleurs « mafhûma », c'est-à-dire, comprises ou inspirées.



[2] Rabbânî : relatif à Dieu. Samdânî : Eternel, absolu, vivant de lui-même. C'est pourquoi, nous avons défini « rabbânî » par « saint » et « samdânî » par « ferme ».

[3] La conséquence est que la lecture des ouvrages du Cheikh confère un niveau très élevé accessible seulement à ceux qui ont beaucoup, en plus d'une compréhension très fine des principes islamiques. La même chose est valable pour les enseignements du Cheikh en langue wolof. Par exemple, les cassettes de commentaire du Coran ,disponibles, permettent à l'illettré d'avoir une connaissance et une compréhension profonde du Coran.

[4] Madad : secours ou influx que le disciple reçoit de l'enceinte scellée de Dieu par l'intermédiaire du Cheikh dont l'autorisation est authentique.

[5] Dans ces derniers vers, le pronom <<son est relatif>> à la voir Tijâniyya.

[6] L'auteur aligne ici des noms célèbres de princes célèbres dans l'histoire (Anû Charwân en Perse au moment de la naissance du Prophète, PSL ; Najâch en Ethiopie durant les premières années de la Prophétie), de sages célèbres (Luqman, sage arabe pré-islamique), des titres de rois : qaysar (roi de Perse), Tubbacu (roi de Turquie), Khâqân (roi du Yemen). Enfin, khirrît, est le noms des guides arabes piouvant reconnaître les traces des montures en plein désert. En alignant tous ces titres à Ibrahima Niass , l'auteur veut illustrer la place unique du Cheikh sans la Tijâniyya
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Wednesday, 21 May 2008 at 8:25 PM

Shaykh Hassan Cisse,ambassador to the world of Islam!(French)

Shaykh Hassan Cisse,ambassador to the world of Islam!(French)
]Sénégal: l'ambassadeur cheikh hassane aliou cissé - un apôtre de la cause des enfants










Le Soleil (Dakar)

15 Mai 2008
Publié sur le web le 15 Mai 2008

B.b.sane


Faire preuve d'un engagement actif pour la promotion de l'allaitement maternel ; être intègre et capable de mobiliser pour la cause de l'enfant et de la mère ; posséder une personnalité, avoir de la dignité et une notoriété...C'est bien là, une partie des critères de sélection, qui ont valu à Cheikh Hassan Ali Cissé, Imam de la grande mosquée de Médina Baye dans la région de Kaolack, le titre d'ambassadeur de bonne volonté pour la promotion de l'allaitement maternel décerné hier, au Méridien Président, par Mme Safiétou Thiam, ministre de la Santé et de la Prévention médicale.

C'est une salle du congrès du Méridien Président archicomble, remplie en majorité de proches, d'amis venus des USA, de la Chine, de pays de la sous-région africaine (Nigéria, Mauritanie, Ghana, Gambie...etc.), des membres de la communauté de Médina Baye, pour ne citer que ceux-là, qui ont tenu à assister à la cérémonie.


Le titre d'ambassadeur pour la promotion de l'enfant, de la mère et de l'allaitement maternel exclusif a trouvé un bon porteur en la personne de l'imam de la grande mosquée de Médina Baye dont la renommée va au-delà du continent pour ses nombreuses activités humanitaires en faveur des démunies et de l'enfance en général. Né en 1945 à Kaloack et premier petit fils d'El Hadji Ibrahima Niass, celui-là même qui a revivifié l'islam à travers toute l'Afrique, à l'image de Cheikh Oumar Foutiyou Tall.

Fils de Seydi Aliou Cissé qui s'est éteint en 1982, il va écourter son séjour en dehors du Sénégal pour prendre les fonctions d'Imamat comme recommandé par son grand-père (Baye Niass) dans son testament. C'est qu'entre temps, après des études secondaires bouclées au Sénégal, il s'était rendu successivement en Egypte, en Angleterre et aux USA où il a obtenu respectivement une licence en études islamiques et en littérature à Ain Shams, une maîtrise de philosophie et un diplôme en langue anglaise et française (à Londres), et enfin un doctorat en études islamiques à l'université de Northwestern, Evanston, Illinois.

Liens Pertinents

Afrique de l'Ouest
Aide et Assistance
Flux de Capitaux
Enfance et Jeunesse
Religion
Sénégal
Développement Durable



Il fonda en 1988 l'Ong international dénommé Institut Africain Américain (IIAA) qui bénéficie du statut général d'observateur auprès du Conseil Economique et Social des nations unies (ECOSOC). Depuis lors, comme l'a si bien noté le coordonnateur de l'IIAA, Cheikh Diéry Cissé, il n'a cessé de travailler en collaboration avec le système des nations unies, notamment l'UNICEF, pour la protection des enfants, sur le problème de l'allaitement maternel, l'éducation des filles, l'excision, la vaccination et l'hygiène.

Si l'Imam Cissé a bien pu gagner en notoriété dans ces activités, c'est en partie à cause de sa collaboration avec la chargée de la communication de l'UNICEF, Minouche Alavo, qui pendant plus de 20 ans, entretient d'excellentes relations avec ce dernier. Son partenariat avec l'OMS et l'UNICEF a permis de protéger des centaines de milliers d'enfants contre des maladies mortelles.

Cheikh Hassane Cissé mène depuis plusieurs années un plaidoyer permanent en faveur des droits de l'enfant et a proposé de promouvoir une politique d'éducation, d'alimentation, de santé, de protection et de respect de la dignité de chaque enfant. Pour toutes ces actions effectuées au Sénégal et dans les autres pays, sa constante disponibilité pour la protection de l'enfant Africain lui a valu d'être nommé ambassadeur de bonne volonté pour mener des actions de sensibilisation et de plaidoyer sur l'allaitement maternel exclusif pour une durée de trois ans, renouvelable.


# Posted on Sunday, 18 May 2008 at 5:14 AM

LES AFFILES A LA VOIE TIJANIYA

LES AFFILES A LA VOIE TIJANIYA
Les affiliés à la voie Tijaniya *
La Machyakha d'Ouest :
1- El-Allama Alfakih et philologue Ahmed Ben El'Amine Echanguiti.
2 - El-Allama Mohammed Ben Ahmed Addaradibi -enterré a Tétouan.
3 - El-Allama Abou Bakr Ben Mohammed Ben Abdellah Elkanoui.
4 - Sheikh Mohammed Salg Ben Omar Elkachni.
5 - Imam Elmouhadithin Elfoukahae Mohammed Ben Ahmed Alfa Hachim Elfouti.
6 - Sheikh Al-Islam Alhaj Ibrahim Aniass Ekoulkhi
et son père El- Allama Sheikh Abdellah Ben Elhaj.
7 - El-Allama Al-Imam Mohamed Ben Abdelwahed En-Nadifi .
8 - El-Allama Ali Ben Abderrahman - Moufti d'Oran.
9 - Sheikh El-Allama Abdelhalim Ben Soumayya –Moufti d'Alger.
10- El-Allama Ahmed Ben Ahmed Essbaai Echarif El-hassani
et El-Allama El-Ahssan Ben Abi Jamaa Elbaakili.

Les Chouyoukh, les Imams du Fatwa
et les Muhaddithines :
El-Allama Mohamed Ben Elmachri Elkoussantini.
Sheikh Al-Islam Ahmed Ben Mohamed Elbanani
et son fils Alfakih Alhassan Ben Ahmed Elbanani.
Elhafed Elmouhaddith Mohamed Ben Ahmed Essnoussi.
Le Grand Alèm et L'imam du Fatwa Ibrahim Ben Abdelkader Er-Riahi.
El-Allama Ahmed Bnnani Kella.
El-Allama Mohamed Ben Abdelwahed Bnnani Elmassri.
Al-Imam Mohamed Ben Ahmed Ejabri.
Sheikh Alfakih Ethami Ben Mohamed Essakkat.
El-Allama Alfakih Azzaki Elwadghiri.
El-Allama Alfakih Mohamed Ben Ahmed Elkanssoussi.
Le Grand Alèm de Changuit Mohamed Elhafed El-Alaoui Echanguiti.
El-Allama Abderrahman Ben Ahmed Essadiki.
El-Allama Alfakih Mohamed Ben Soulayman Elmanaai.
El-Allama Elmoukhtar Ben Mohamed Ettaleb Attilemssani.
El-Allama Mohamed El-Amine Ezzizi.
El-Allama Al-Imam Mawloud Ben Mohamed Fal Elyaakoubi.
El-Allama Al-Imam Omar Ben Said Elfouti.
El-Allama Ahmed Ben Said Elfouti.
Al-Imam Alfakih Mohamed Ben Abdellah El-Alaoui.
Sheikh Eshouyoukh El-Allama Al-Imam
Al-Arabi Ben Essa'ih Echarkaoui.
El-Allama Al-Imam Attijani Ben Baba
El-Alaoui l'un des Shouyoukh d'Imam
El-Allama Aref Hikmat connu par Sheikh Al-Islam.
Al-Imam Ahmed Ben Hima Allah Etchiti.
El-Allama Mohamed Ben Mohamed Essaghir Ben Enbouja Etchiti.
Ouaajoubatou D'Dounia El-Allama Oubayda Ben Mohamed Etchiti.
El-Allama Banem Ben Ham Khoutar Alwedani.
El-Allama Mohannad Ben Oubayd Addimani.
El-Allama Al-Imam Almoukhtar Ben Mohamed Elyaaakoubi et son élève
Al-Imam El-Allama sheikh Es-sayyd Mohamed Ben Elmokhtar Echanguit.

La Machyakha d'Est :
El-Allama Ali Ed-Dakr.
El-Allama Ahmed Ed-Dadssi.
El-Allama Adburrahman Ben Zaydan.
El-Allama Abdelati El-Assyouti.
Al-Imam Khalid Ben Zekkali.
Al-Imam Abdelaziz Essamlali.
El-Allama Makki Mohamed Makki.
El-Allama Ibrahim El-Bablaoui.
Al'Imam Badr Ben Abdelhadi.
Sheikh Hassan Al-Akhssassi.
El-Allama Mohamed Ben Madkour Attasfaoui.
Al-Imam El-Allama Mohamed Ben Ibrahim El_Bablaoui.
Al-Imam El-Allama sheikh Alkira'at.
Ibrahim Alkhouzami.
Alfakih Al'Imam Ahmed Ben Abou Bakr.
El-Allama Mohamed Elhafed Abdellatif Salem Elmassri.

*
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Sunday, 18 May 2008 at 4:56 AM